Michel-de-Decker

 

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Un secret ne devrait jamais être révélé (« Keep your secret secret », disent nos voisins). Soit, mais que saurait-on de notre histoire et de celles et ceux qui l'ont écrite si on ne s'autorisait pas, de temps en temps, quelques petites entorses au règlement ? Car il faut tout de même un peu d'indiscrétion pour révéler qu'Alphonse Allais de Honfleur était normand par sa mère et breton par un ami de son père ; que notre cher dramaturge rouennais Pierre Corneille était un vieux coquin ; que le président de la République, le Havrais Félix Faure, a beaucoup fait pour les parents des orphelins ; que Louis Jouvet – de Saint-Ouen-le-Pin – a lancé une souscription pour la veuve du Soldat Inconnu, que l'abbé Pierre, d'Esteville, déclarait se battre pour que les sans-abris ne meurent pas de froid à petit feu ou qu'Astérix d'Uderzo doit tout à un fringant guerrier gaulois du Cotentin. À l'invitation de Michel de Decker qui, depuis des années, s'est constitué un solide carnet d'adresses, les Normandes ou les Normands célèbres se sont tous donné rendez-vous dans les pages de cet abécédaire. Que ce soit Sarah Bernhardt – de Sainte-Adresse – qui se plaint d'avoir été à « demi-ratée » par un admirateur, le Caennais François de Malherbe qui postillonnait à tout va, Adolphe Thiers se promenant sur les planches de Deauville à côté de ses trois femmes (les trois moitiés de M. Thiers !) ou Voltaire venu faire les yeux doux à la châtelaine de Quevillon, Michel de Decker raconte, comme il le fait quotidiennement sur les ondes de France Bleu Normandie, quand ce n'est pas sur France 2 dans l'émission Secrets d'Histoire de Stéphane Bern.