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Marie Murski participera aussi à L'Art en chemin : http://lartenchemin.weebly.com/les-auteurs1.html

 

L'Art en chemin



L'Art en chemin 2017 - Présentation des auteurs. Aujourd'hui : Marie Murski


"Marie Murski, auteure SADN (Société des Auteurs de Normandie), sage-femme de métier, a d’abord publié 5 recueils de poèmes et des nouvelles. Elle entre dans une anthologie de poésie contemporaine, passe dans l’émission « Apostrophes » de Bernard Pivot en mars 1986, devient rédactrice littéraire. Elle est dans une grande mouvance d’écriture… quand, en 1991, tout s’arrête.


Elle est enfermée 14 ans dans un jardin par son époux, un homme au-dessus de tout soupçon. Libérée de justesse et survivante, elle change de nom d’auteur, crée un atelier d’écriture, publie en 2013 (Editions de La Taillanderie) un roman « Le chat silence » commencé 18 ans plus tôt et laissé en souffrance. Il obtient le 1er prix littéraire romillois en 2015. Elle publie en 2014 (Editions Cogito) « Cris dans un jardin », témoignage poignant de ses années de violences conjugales, réédité trois fois, primé par les lecteurs de la bibliothèque d’Aumale en 2015.


En mars 2017 paraît aux Editions Cogito « Le bébé d’Adèle », thriller obligé dans son parcours de résilience, et réparateur.
Enfin libérée, elle réécrit de la poésie. "


Sa nouvelle, "Message aérien", est téléchargeable gratuitement sur le site de l'association : http://lartenchemin.weebly.com/les-auteurs1.html

 

L'Eveil Normand

 

Saint-Victor-de-ChrétienvilleMarie Murski, plume libérée, avec la parution du Bébé d'Adèle

Marie Murski vient de publier son nouveau roman. Victime d'un pervers narcissique pendant quatorze ans, elle a fait du sujet la toile de fond du livre, pour mieux tourner la page.

 

IMG_0129.JPG« Écrire Le bébé d'Adèle m'a libérée », déclare Marie Murski, qui envisage de se « mettre vraiment à la poésie » désormais.

 

L’ancienne sage-femme de l’hôpital de Pont-Audemer a déjà eu l’occasion d’évoquer ces années passées sous la coupe d’un mari pervers narcissique, dans Le chat silence et Cris dans le jardin. Le sujet est la trame de son nouveau roman, Le bébé d’Adèle, même s’il ne s’agit pas de son histoire. C’est pourtant son ancien mari qui en est à l’origine. « Pendant quatorze ans, la seule chose que j’ai écrite, ce sont des carnets de jardin. Il avait tout mis en oeuvre pour que je ne puisse plus écrire », raconte celle qui avait publié avant sa rencontre avec cet homme, notamment de la poésie.

 

Une fois libérée de ses griffes, Marie Murski se remet à écrire, « un peu de poésie, des nouvelles, un roman. Puis, en janvier 2015, il revient dans ma vie à travers Facebook, me contactant en se faisant passer pour une jeune fille de 18 ans. Le soir où il s’est dévoilé, cinq mois après, j’ai laissé tomber tout ce que j’écrivais et commencé à écrire ce thriller, un genre que je n’aurais jamais pensé écrire un jour ».

 

Un thriller « réparateur »

 

Il permet pourtant à Marie Murski de planter le décor de son histoire, celle d’un gynécologue réputé et « fort sympathique », et pourtant…

 

« C’est une réflexion sur le bien et le mal. Le lecteur est tout de suite au courant de ce que peut faire cet homme. Il a commis des crimes parfaits dont celui du bébé d’Adèle. La seule possibilité est qu’il reconnaisse ses crimes. L’héroïne va développer des moyens de l’attraper non pas pour se venger mais pour le faire avouer. »

Celle-ci, sa compagne, une danseuse de tango, boiteuse, fragile, entreprend de le piéger. « Je connais les faiblesses de ces personnes-là, je les ai mises dans les mains de mon héroïne », poursuit Marie Murski.

 

L’auteur fait pourtant le distinguo. « C’est un roman, j’ai pu dire des choses que je n’avais jamais dites. La fiction rejoint un peu la réalité. Pour autant, dans l’histoire, lui n’est pas ‘lui’, elle n’est pas moi, mais c’est extrêmement réparateur car elle le fait avouer. C’est un thriller réparateur ! », insiste Marie Murski.

 

L’auteure, installée à Saint-Victor-de-Chrétienville, considère que la page de ces quatorze années est tournée. « Écrire ce roman m’a libérée. Pour moi, ‘il’ est éliminé. Mais je vais continuer à témoigner, peut-être moins qu’avant. » La plume de Marie Murski s’intéresse de nouveau à sa passion de toujours, la poésie. Sous son nouveau nom d’auteur, son ancien éditeur va rééditer La baigneuse, paru en 1989, et lui a demandé des inédits. Parallèlement, Marie Murski a réécrit un recueil de nouvelles, « très noires mais qui ne parlent plus de ‘ça’. Ce thème ne m’intéresse plus ».

 

Pratique. Le bébé d’Adèle, éditions Cogito, 18 €, en vente à l’Espace culturel E. Leclerc de Menneval et à la librairie de l’Hôtel de ville, à Bernay.