image_content_25150725_20190412213823

 

 

IMG_9702

 

 

Paris Normandie :

 

Karine Lebert a reçu le prix littéraire Lévarey-Lévesque 2019 pour son roman Les Amants de l’été 44, paru en mars 2018 aux Presses de la Cité. Les anciens élèves du lycée François-1er, réunis en association, décernent chaque année ce prix à un écrivain pour un ouvrage de quelque nature que ce soit, ayant trait à la Normandie.

 

« Cette année, encore plus que d’habitude, le jury avait fort à lire puisque onze livres concouraient dans des genres très différents », déclarait Sylvain Barubé, secrétaire de l’association. Il a félicité la lauréate pour son excellent roman sur les War Brides, ces femmes qui, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ont épousé un soldat américain et tout quitté pour le suivre. « Votre livre nous fait voyager du Havre jusqu’en Amérique, en passant par Barfleur... » a-t-il ajouté, citant ses nombreuses références à la géographie normande et à son histoire.

 

Car le jury a retenu l’histoire passionnante de Gemma Harper, jeune New-Yorkaise ambitieuse dont les certitudes vacillent à la mort de sa mère. C’est au cœur d’une Normandie inconnue que ses pas la guident à la découverte de ses origines cachées, liées à Philippine, femme au destin romanesque durant la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Une histoire méconnue

 

 

Karine Lebert s’est dite très honorée de recevoir le prix des mains de Maryse Guihard, présidente de l’association des anciens élèves du lycée François-1er. « C’est la reconnaissance d’un travail de longue haleine pendant plus d’un an », remerciait l’auteure en évoquant ses mois de recherche au sein des médiathèques et du Mémorial de Caen. « Cette distinction me donne envie de continuer à raconter de belles histoires... »

 

 

Les Amants de l’été 44 est le 12e roman de Karine Lebert. « L’histoire des War Brides (épouses de guerre) est méconnue et peu traitée dans la littérature. Ces jeunes filles oubliées de l’Histoire, à la fois audacieuses et naïves, qui sont tombées amoureuses d’un GI, n’ont pas hésité à tout quitter pour une contrée inconnue dont elles ne connaissaient ni la langue ni les traditions. Il y a eu des mariages heureux, mais aussi de nombreux drames. 200 000 Européennes ont quitté le continent pour les États-Unis ou le Canada. Pourtant, les historiens n’en ont que très peu parlé. En lisant leurs témoignages, j’ai éprouvé une réelle empathie pour ces jeunes filles. Elles méritaient qu’on s’intéresse à elles, elles méritaient un roman. C’est ainsi qu’est né le livre. Alors, naturellement, ce prix leur est dédié ! » a déclaré l’auteure.