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Floraison très prochaine de "Marie Joly", biographie romancée d'une star du XVIIIe siècle et de la Comédie-Française ... d'une comète qui a traversé le ciel de France de Louis XV à la Révolution. 

 

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Ouest France

 

Fruit du hasard et d'un coup de foudre, un livre, écrit par un artiste, conte « l'histoire extraordinaire d'une actrice normande, de Louis XV à la Révolution ».

 

L'histoire

 

Dans le pays de Falaise nul n'ignore le nom de Marie-Joly. Il renvoie à un site touristique et à un tombeau monumental surplombant une Brèche au Diable charriant ses légendes. Il évoque une actrice de la Comédie française, des amours romantiques, un siècle des Lumières et la Révolution.

Installé depuis plus de vingt ans dans son village du pays d'Auge, à Victot-Pontfol, Pierre Efratas ignorait tout de ce lieu et de son histoire, jusqu'au jour où, au hasard d'une promenade...

 

Une fée

 

« Je suis tombé sur une fée, une fée qui apparaît comme ça, assise devant la haie et qui invite : « Voulez-vous visiter le tombeau de Marie-Joly ? » se souvient Pierre Efratas. Et là, elle en fait tout le tour, elle chante devant chaque endroit, elle récite, elle nous raconte tout. Je dis à ma femme : c'est une fée. En plus ça sent la vieille fleur, les ifs. Comment faire autrement que de ne pas tomber amoureux de cet endroit ? »

Cette rencontre « improbable » avec Huguette Kermaïdic, la gardienne du tombeau, il y a une douzaine d'années, a provoqué un véritable choc pour cet homme qui est « tombé amoureux de Marie-Joly ».

C'était l'élément déclencheur d'un projet d'écriture sur l'objet de cet amour. Occupé à d'autres travaux littéraires, il s'est attelé à la tâche dix ans plus tard. Aujourd'hui, son livre est prêt à paraître.

« Marie Joly, c'est une femme très attachante, une star, une comète », s'enthousiasme l'auteur, sous le charme.

Une femme libérée

De la comédienne née en 1761, qui a commencé au théâtre à l'âge de 12-13 ans, a joué des rôles de servante avant de « connaître une ascension fulgurante » et de « réussir très bien dans la tragédie », Pierre Efratas n'ignore rien. Les archives de la Comédie française, dans lesquelles il a pu puiser, lui ont offert une mine d'informations.

Au-delà de la scène, l'auteur a voulu montrer l'inscription d'une femme dans son siècle. L'épouse d'un garde du comte d'Artois qui a une propriété aux abords de la Brèche au Diable était aussi « une femme libérée, très moderne, qui fréquentait un milieu où se trouvait l'effervescence révolutionnaire. Elle a connu Beaumarchais, Camille Desmoulins, Olympe de Gouges. »

« Admiratrice de Rousseau et croyant dans la bonté de l'humanité », elle avait en même temps un petit faible pour Marie-Antoinette, qu'elle « aimait beaucoup ». Cet écart lui vaudra un séjour en prison, où elle a contracté la tuberculose. Elle en mourra en 1798.